Boulangerie
Notre pain « Tradition » : du pain au levain, cuit au feu de bois.
Qui sont les artisans boulangers que vous retrouvez à l'épicerie ?
Ce qui unit nos artisans-boulangers c'est : la passion, la patience, l'exigence et l'amour que demande un bon pain, le choix de travailler avec des farines locales et bios, la fermentation longue du levain naturel et le façonnage à la main.
Daniel de L'Arche de Pain, boulanger à Grivegné, Daniel est le feu ardent de la jeunesse qui avance, qui crée du beau et du bon avec passion et foi en la Vie, le retour aux sources, aux gestes anciens et à la patience qui manque tant à ce monde où tout va trop vite. Daniel c'est aussi : le choix de matières premières locales, bio et de qualité dont la farine des grands blés disponible dans notre épicerie et la joie de la transmission par des ateliers et des services de consultances dans son atelier. Retrouvez ses pains et ses viennoiseries à l'épicerie les mercredis.

Caroline de La Pomme de Pain, boulangère à Magnée, Caroline c'est la passion, l'énergie et la recherche du meilleur pain pour nous tous, la chaleur de la cuisson au feu de bois et aussi celle de son cœur qui réchauffera le vôtre quand vous goûterez ses créations. Caroline c'est aussi : le choix d'une fabrication lente pour augmenter la valeur nutritive du pain et surtout le rendre plus assimilableainsi que le choix de matières premières locales, bio et de qualité dont les farines de la coopérative histoire d'un grain, disponiblesà l'épicerie. Retrouvez ses pains et ses viennoiseries à l'épicerie les vendredis.

Sophie & Yano avec leur boulangerie artisanale, boulangers à Fraipont, Sophie & Yano c'est le travail en duo pour deux fois plus de saveurs et de croquants, la bonté, le partage et l'esprit communautaire que symbolise le pain. Sophie & Yano c'est aussi : le choix d'une fabrication lente au levain mais aussi la filtration et la dynamisation de l'eau nécessaire à celui-ci ainsi que le choix de matières premières locales, bio et de qualité dont la farine de La Farine de Jules. Retrouvez leurs pains et leurs viennoiseries à l'épicerie les samedis.

Transformation de la terre, de l'eau, de l'air et du feu, le pain est le symbole du partage et du lien à la terre
Comment passer commande ?
- email à
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - à l'épicerie auprès du comptoir durant vos courses
- sms au 0470 94 54 55
-
La commande précisera : Le type de pain et le boulanger (vous trouverez leurs propositions de pains & viennoiseries ci-dessous)
Quand passer commande ?
- Pour l’Arche de Pain ( pains du mercredi) : Dimanche soir
- Pour La Pomme de Pain (pains du vendredi) : Mercredi soir
- Pour La Boulangerie Artisanale de Fraipont (pains du samedi): Jeudi 16h
Une fois le pain réservé, vous pouvez venir le chercher au magasin à Mehagne pendant les heures d'ouverture - Les pains peuvent être coupés sur demande préalable lors de votre commande !!!


LE LEVAIN : KESAKO ? par Julie et Yoann du " Le jour du Pain"
Levain et Levure, quelle différence ?
1) Pour la digestion :
La levure de boulangerie donne une fermentation alcoolique. Le levain et ses ferments naturels donne une fermentation lactique.
Cette différence fondamentale a une incidence sur la digestion. En effet, lorsque la fermentation s’effectue sous l’action du levain (donc fermentation lactique), les bactéries à l’œuvre se nourrissent d’amidons qui se trouvent alors dégradés en maltose. C’est cette transformation qui facilite par la suite la digestion des amidons.
2) Pour maximiser l’assimilation de calcium par l’organisme :
Le grain de céréale (céréale complète) contient beaucoup de calcium. Mais il contient également de l’acide phytique, qui, ingéré en grande quantité, peut être la cause d’une déminéralisation. En effet, l’acide phytique précipite le calcium et le rend inassimilable par l’organisme. Un pain complet à la levure est donc à déconseiller car il peut engendrer à terme des carences en calcium.
Avec le levain, cet obstacle est levé : l’acidification et le travail enzymatique effectués par les bactéries lactiques facilitent sa digestion et – contrairement à ce qui se passe dans la fermentation à base de levures – décomposent la plus grande partie de l’acide phytique. La phytine est scindée par lacto-fermentation naturelle en inositol (vitamine B) et en phosphates de calcium et de magnésium bio-disponibles. L’assimilation des nutriments peut alors s’effectuer.
=> La fermentation au levain est donc bien préférable pour les pains à base de céréales complètes.
Par ailleurs, l’acide phytique contenu dans le grain des céréales peut également être neutralisé par trempage. C’est pourquoi il est vivement conseillé de faire tremper les céréales la veille avant de les cuire, ou de faire sa pâte à crêpe la veille par exemple.
Et pour terminer, petite réflexion sur le prix du pain, "libres propos d’un meunier assis sur un sac de farine..." (Benoît du Moulin de Cherain )
http://www.molenechos.org/molen.php?nummer=1100
« L’agriculteur a dû labourer, herser, puis semer et rouler…
L’industrie pulvérise en moyenne 7 fois : désherbant, régulateurs de croissance, engrais. Le cultivateur bio herse à nouveau.
Entre deux averses, moissonner, trier, souffler, sécher, stocker…
Le meunier a basculé le sac sur son dos, pour le verser dans la trémie. Les meules ont tourné, les godets élevés, le blutoir tamisé. La farine, enfin, ensachée.
L’industrie, entre deux cylindres aux aspérités adéquates, a broyé à toute vitesse, sans respect pour le germe, et la farine échauffée a été « améliorée », c’est-à-dire additionnée de conservateurs, gluten, colorants, insecticides, fongicides, accélérateurs de fermentation, rétenteurs d’eau
Le boulanger a chauffé son four, pétri la pâte, façonné les miches, cuit le pain…
L’industrie a préféré trimballer une pâte approximative aux quatre coins de l’Europe, congeler, dégeler, cuire en plusieurs fois, recongeler au besoin…
Et le consommateur, le voilà un peu désorienté face à ses choix.
Ça ne coûte pas très cher de s’empoisonner, et d’enrichir au passage l’industrie médicale et pharmaceutique, pour des problèmes d’allergie, de transit, d’obésité…
Ça coûte un peu plus cher de permettre au cultivateur honnête, au meunier honnête, au boulanger honnête de nouer les deux bouts.
Qu’un seul des paramètres change, de la météo au cours mondial des céréales, du coût de l’énergie aux modes, et le prix du pain, nécessairement, va évoluer, sans que ni le cultivateur, ni le meunier, ni le boulanger, ne s’enrichissent.
Cette augmentation se mesure en centimes pour peser, au bout de l’année, le prix, par exemple, d’une consultation chez le médecin, d’un demi-plein d’essence, d’une recharge de téléphone portable, de cinq ou dix paquets de cigarettes, que sais-je, choses dont je peux me passer.
Mais le pain je ne veux pas m’en passer.
Je veux qu’il soit sain, je veux qu’il soit passé par la main du cultivateur consciencieux, du meunier précis, du boulanger fier de son travail. Je veux qu’il « tienne » éventuellement plusieurs jours. Je le veux savoureux, consistant et sain.
A l’heure qu’il est, j’ai encore le choix.
Il y aura toujours du pseudo-pain, même pendant les guerres il y en avait. Ersatz, on le nommait, lors de la dernière. Ce n’est pas sûr qu’il y aura toujours du vrai pain. Parce qu’il est plus cher, pense-t-on, oubliant qu’il est le résultat d’un processus qui a demandé plus de travail, plus de temps, à plus de monde et qu’il est, à bien des égards, le meilleur médicament préventif, et un héritage à sauvegarder, pour mieux le partager… »